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Entretien avec le photographe Cédric Pasquini

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Présentation :

Après avoir effectué des études de photographie à Orthez (64), Cédric Pasquini commence par réaliser des piges pour le journal Sud-Ouest et quelques reportages. Photographe professionnel depuis qu’il a 22 ans, il collabore avec la presse française et étrangère. Depuis novembre 2006 Cédric travaille avec la société R.E.A en tant qu’indépendant.

photo Cédric Pasquini

- Vous travaillez avec des sujets très différents les uns des autres, comment entrez-vous en contact avec eux ?

Il faut tout d’abord discerner deux types de démarche :

1) La commande, qui peut être passée par un organisme de presse, une société privée ou une

institution publique. Dans ce cadre, je réponds à un cahier des charges. Mon client me

communique les personnes à contacter, à photographier.

2) La démarche personnelle, qui peut déboucher, si les images sont bonnes, sur une

exposition ou sur leur mise en diffusion, par l'intermédiaire de l'agence de presse REA

(www.3200iso.com) qui distribue mon travail. Dans ce cas, je trouve le thème de ma série ou

la personne à photographier en discutant ou en lisant la presse. Ensuite vient un travail de

recherche, pour voir si ça tient la route, s’il y a matière à réaliser quelque chose, quel axe choisir et

surtout pour trouver des contacts. Ce travail peut être long. Certaines idées n’aboutissent pas car

je n’arrive pas à trouver les bons interlocuteurs ou un travail d’approche est nécessaire mais le

temps me manque.

 

-Comment faites-vous pour qu’ils arrivent à être naturels devant votre objectif ?

Une fois ces recherches effectuées, les rendez-vous pris, il s’agit de rentrer dans le vif du sujet et

donc de produire, mais avant ça je prends du temps pour discuter avec les personnes concernées,

je leur pose des questions sur leur métier (si il s’agit d’un savoir-faire), sur leur vie (si il s’agit d’un

reportage de société), je m’intéresse aux personnes que je rencontre. Pour avoir des images

naturelles il me semble primordial, dans ma manière de faire les choses, de parler. D’autres

photographes vous diront le contraire. Chacun doit trouver son propre mode opératoire mais une

des choses intéressantes de ce métier est de pouvoir rencontrer des personnes de niveaux sociaux

différents, de bords politiques différents et parfois dans la même journée. Personnellement toutes

ces rencontres m’enrichissent.

 

-Vous avez l’air d’apprécier les richesses naturelles et culturelles du Pays Basque, en quoi est-il si intéressant pour la photo ?

Le pays Basque est une terre marquée avec une identité très forte. J’ai le sentiment qu’ici, on ne

peut pas faire les choses à moitié. Si on s’engage, c’est à fond. Mon sentiment me laisse penser

qu’il n’y a pas de place pour le gris : on est noir ou blanc mais pas entre les deux. Forcément ça se

ressent dans les richesses naturelles et culturelles du Pays Basque et photographiquement parlant

c’est intéressant de mettre tout ça en lumière.

 

-J’ai vu que vous avez réalisé une série de photo au Polaroid (celui sur la tauromachie), c’est un procédé qui coûte cher et qui est de plus en plus rare. Des anciens salariés de l’usine Polaroid d'Enschede (Pays-Bas) ont fait le pari fou de relancer sa fabrication, pensez-vous qu’il a encore un avenir devant lui ? Quels sont ses principaux avantages et inconvénients ?

 

Attention, le POLAROID dans les années 70-80 avait deux pôles : la partie amateur avec les

appareils que toutes les familles ont eus pour photographier les différents souvenirs de la vie. Et la

partie professionnelle qui permettait, en studio, de visualiser l’image afin de contrôler la lumière

ainsi que la disposition des différents objets. Ce support a ensuite été détourné pour réaliser des

œuvres d’art en réalisant une série de manipulation (décollement de la gélatine, pression avec

divers objets lors du traitement instantané,...). Avec l’arrivée du numérique, forcément, les ventes

de ces différents appareils et émulsions (amateur comme pro) ont chutées et ainsi causées la

fermeture de l’usine Polaroïd. Une équipe d’anciens ingénieurs de la marque ont lancé

L’IMPOSSIBLE PROJET de relancer la production. C’est un pan de l’histoire de la photographie

qui renaît de ses cendres, mais je pense qu’ils vont se tourner vers un public plus artistique que professionnel et je ne sais pas quel est leur avenir...

 

Photo de Cédric Pasquini. Tous droits réservés ©

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Pour en savoir plus sur Cédric Pasquini :

Cédric pasquini, Photographe indépendant,

64100  Bayonne

Site internet: http://www.3200iso.com

Téléphone: 06 23 04 31 76

Mail:  This e-mail address is being protected from spambots. You need JavaScript enabled to view it